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Les Oriflammes de Pierre le Vénérable Travaux en cours |
Effata par le théâtre! Parrainé par Philippe Borrini
A Cluny deux
ateliers de formation et de pratique de théâtre. Maison Fropier, 9
rue Notre Dame. Écoliers, collégiens,
lycéens, étudiants, parents, adultes qui avez envie de vous engager dans le théâtre
tout en vous amusant, venez nous rejoindre
avec votre talent pour cette aventure ! - atelier 1, le mardi en fin d'après-midi de 17h
15 à 19h 15 - atelier 2, le samedi matin de 10 h à 12 h. Les horaires sont
adaptables selon l'emploi du temps des uns et des autres Dans le cadre
de l'aumônerie de la Paroisse de Cluny Saint Benoît Organisé
par Philippe Borrini, artiste et metteur en scène du Théâtre 5. Renseignements et inscriptions: Tél. 03 85 50 19 49 philippe@borriniphilippe.fr - www.borriniphilippe.fr Il faut que le comédien soit un
prophète, un prophète du miracle du moment. Pas un prophète : on va faire
quelque chose… Non ! Je fais, Je dis et Je
fais ! Et voilà le résultat, et là
c'est beau." Jacques Fornier
Anne Marie Javouhey la révolutionnaire de
Philippe Borrini d'après André Merlaud texte
en cours d'écriture pour la commémoration en 2012 de l'installation des Sœurs
de Saint Joseph de Cluny.
Yéchoua sur la
plage 36 épîtres à la mer Édito La révision des
textes publiés dans le bulletin de la paroisse nord Clunisois Saint Augustin
depuis 7 ans, est achevée. Retravaillés, purifiés, amendés, entièrement
repensés ou inédits, ces textes forment un recueil de 36 lettres qui nous
amènent à découvrir ou redécouvrir un fragment de l'évangile, et pour quelques-uns
de l'ancien testament. La plupart de ces
épîtres, sont les témoins d'un parcours d'exercices spirituels de Saint
Ignace de Loyola. Comment s'approprier le message évangélique, comment
retrouver la fraîcheur et la force d'origine de ces textes, comme si nous
assistions à la scène, comme si nous étions acteurs de la scène, comme si je
rencontrais Jésus le Christ là, maintenant, le 17 septembre 2011? Ce recueil est
envoyé chez un éditeur, un vrai. Alors j'attends et j'espère. Ci-dessous copie de la première épître: Ils courent comme des fous. Épître I Depuis deux jours la bande des disciples se
terre. Peur d’être arrêtés, torturés, lynchés, crucifiés comme Rabboni.
Seules les femmes dissimulées sous leurs
voiles osent sortir. Ce matin, Madeleine s’y risque. De toute
façon, on ne peut plus la retenir. Elle est inconsolable depuis la
catastrophe de vendredi dernier. Pierre a obtenu qu’elle attende la fin du
sabbat. Elle emporte avec elle un panier d'herbes, d'onguents et un flacon de
parfum hyper cher; on ne savait pas qu’elle en avait encore. Depuis deux
jours elle répétait à tout propos qu’on avait bâclé l’embaumement. Elle
voulait revoir son mort, rien que lui et elle, seuls. Maintenant qu’ils
avaient eu sa peau, elle avait bien le droit de s’occuper de sa dépouille
mortelle. Il fait nuit. La
brume s’accroche aux buissons, les oiseaux se taisent encore. La pierre de
fermeture du tombeau est roulée
sur le côté. Il faut se baisser pour entrer, la voûte est basse. Par terre,
les draps souillés. Elle comprend, plutôt elle perçoit. En fait, elle ne peut
pas comprendre, enfin elle croit qu’elle comprend trop bien : les lâches qui l’ont fait assassiner, sont venus
voler le corps pour qu’il ne reste rien de lui. Ils doivent rôder autour. Il faut aller
chercher les hommes. Elle revient en
arrière, Elle marche d'un pas rapide, pas assez rapide, alors elle court en
respirant à peine. Elle pousse la porte, elle tombe sur Pierre,
le plus vieux, et Jean, le plus jeune,
ils n’ont pas bougé de leur bol de café. Elle est tellement essoufflée qu’elle n’arrive pas à parler, elle a
une tête de folle: - le sépulcre est ouvert, il n'est plus là! Jean part comme
pour un cent mètres, Pierre lui crie de l’attendre, de faire attention… mais le gamin court comme un
chevreuil, alors Pierre se met à courir aussi. Il court, hennissant comme un
âne, en jurant que cette fois, c’est sûr, il arrête de fumer. Quand il arrive au tombeau, le gamin est
arrêté devant l’entrée, il tremble comme un animal traqué. Pierre entend des
bruits de robe, Madeleine le suit. Pierre se tient devant l'entrée,
plié en deux par un point de côté, les mains en appui sur les genoux, il
attend que le sifflement de ses bronches se calme. Jean, lui,
ne bouge pas, une main appuyée au rocher, il regarde à l'intérieur mais n'ose
pas franchir le seuil. Pierre passe le premier, la tête baissée à cause de la
voûte du caveau. Il ramasse les
linges maculés de sang séché. Jean dans son dos, s’accroche à sa chemise, et
derrière Jean, Madeleine essaie de
voir. Et là, juste à ce moment-là,
tous les trois comprennent ce
qu’on ne peut pas comprendre, et pourtant qui leur saute à la tête: Rabboni
est revenu de la maison des morts. Il est vivant. Mais où est-il? Jean 20, 1-9 “ Très tôt, le premier
jour de la semaine, il fait encore nuit, Marie la Magdaléenne va au tombeau
et voit que la pierre a été enlevée. Elle court prévenir Simon Pierre et
l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons
pas où on l’a mis. Pierre et l’autre disciple partent aussitôt en
direction du tombeau. Ils courent tous les deux. L’autre disciple court plus
vite que Pierre et arrive le premier au
tombeau. En se baissant, il voit au sol des linges déroulés mais il n’entre
pas. Derrière lui arrive Simon Pierre, qui entre dans le tombeau et
voit au sol les linges déroulés, ainsi que le suaire qui entourait sa tête,
jeté à part dans un coin. L’autre disciple, celui qui est arrivé le premier,
entre alors au tombeau. Il voit, il croit. Or ils ne savaient pas encore
qu’il serait relevé d’entre les morts, selon l’Écriture.” |
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